Débriefer après un jeu de rôle

dans A la une/Blabla

La géniale Macalys, animatrice du podcast Cosmodés, te parle du débriefing à la fin d’une partie de jeu de rôle.

Ce texte fonctionne en binôme avec sa jumelle maléfique : se briefer avant un jeu de rôle.

Pourquoi cet article ?

Personnellement, j’ai besoin de débriefer après un jeu de rôle et je me rends compte que ce n’est pas si simple : les joueuses sont parfois intimidées ou n’osent pas dire ce qu’elles ont pensé de la partie sans froisser personne, ou alors n’ont rien à dire parce qu’à chaud c’est parfois difficile d’avoir du recul sur une partie. Je voulais indiquer les raisons pour lesquelles le débriefing est important et donner quelques pistes pour débriefer de manière classique ou ludique. J’ai pour cela rassemblé – en plus de mon expérience et de celle de mon entourage – plusieurs articles qui ne sont pas exhaustifs sur le sujet mais qui mis bout à bout forment une bonne synthèse de ce qu’est le débriefing.

Qu’est-ce que j’appelle le débriefing ?

Un moment spécifique consacré à une discussion sur la partie elle-même.

Il est possible de débriefer à chaud, juste après la partie (le plus courant) ou à froid (par mail ou par tchat écrit ou vocal, ou par tout autre moyen de communication), en laissant passer un peu de temps après la partie.

Pour moi, le débriefing est primordial pour exprimer son expérience positive et négative, évacuer ou prendre la pleine mesure de son bleed (c’est à dire les émotions qu’on a apportées ou emportées avec soi au cours du jeu). En bref, il est essentiel pour la sécurité émotionnelle de fin de partie.

Attention à l’état d’esprit du debriefing : je pense qu’il est nécessaire de rester à l’écoute des autres. Ça n’empêche pas de dire honnêtement ce qu’on pense, mais en y mettant les formes. Un débriefing peut être très destructeur selon les remarques qui y sont formulées. Ce serait dommage d’avoir à débriefer le débriefing.

Le consentement est important : si certaines joueuses ne veulent pas débriefer, je ne vois pas pourquoi on leur imposerait. On peut tout à fait leur laisser la possibilité de débriefer à froid, quand elles auront réfléchi sur la partie. Ou leur laisser la liberté de ne pas débriefer.

A contrario, certaines joueuses auront besoin de débriefer plus d’une fois (c’est mon cas : j’ai parfois du mal à débriefer à chaud donc j’ai besoin de débriefer plusieurs fois à froid).

Enfin, le débriefing peut aussi être une manière de prolonger la partie, de se la raconter une dernière fois avant de se séparer, de dire au revoir à son personnage, de redescendre un peu de l’excitation de la partie.

Auteure : Macalys

Macalys anime le podcast Cosmodés dans lequel elle aborde son expérience des jeux avec un angle très personnel et passionnant.

Un peu de vocabulaire avant de débuter 

Bleed : les émotions qu’on apporte ou emporte avec soi dans le jeu ;

Facilitatrice : Nom que l’on donne à la personne qui explique les règles du jeu et s’en porte garant dans un jeu alternatif à narration partagée ;

MC : Maîtresse de Cérémonie, nom générique donné à celle qui guide la partie dans un jeu PbtA ;

MJ : Maîtresse du Jeu, nom générique donné à celle qui guide la partie dans un jeu traditionnel ;

PbtA : jeu Propulsé par l’Apocalypse. Type de jeu inspiré d’Apocalypse World de Vincent Baker où le fait de lancer les dés ne résout pas l’action mais la fait rebondir grâce à des actions spécifiques.

Entrons maintenant dans le vif du sujet.

Qu’a-t-on besoin d’exprimer dans un débriefing ?

Son ressenti par rapport aux attentes de début de partie

On a tous nos raisons de jouer à un jeu de rôle. Par exemple on aime l’enquête, les machinations politiques, la baston. On aime le jeu esthétique, tactique, moral, ou on a juste envie de passer un bon moment avec les autres. Est-ce que ces attentes ont été comblées ? Bien sûr, le mieux serait d’en parler avant la partie (lors d’un briefing par exemple) pour se mettre d’accord sur les prérequis et être déçue le moins possible.

Son expérience de jeu (histoire, univers, PNJ…)

Qu’est-ce qui m’a plu/déplu dans cette partie ? Quelles scènes j’ai préférées ? Moins aimé ? L’univers était-il à la hauteur de mes espérances ? Trop développé ? Pas assez ? On peut se poser plein de questions sur sa façon d’avoir vécu le jeu. C’est peut-être un des moments le plus important (et le plus développé) du débriefing. C’est aussi l’occasion de parler des bons moments passés autour de la table et de souder un peu plus les joueuses autour de souvenirs communs.

Ses émotions à la fin du jeu

C’est un aspect souvent oublié dans le jeu de rôle alors qu’il est primordial en GN. Pourtant dans le jeu de rôle aussi on ressent des émotions fortes et du bleed. Débriefer là-dessus est à mon sens important pour commencer à évacuer ces émotions, surtout si elles nous mettent mal à l’aise. Je me souviens d’une partie où des remarques sexistes ont fusé en début de partie. J’ai dit au moment où ça se passait que ça ne me plaisait pas. Mais je ne l’ai pas répété dans le debrief et je le regrette. En quelque sorte, en parler ici me permet de débriefer à froid 🙂

Sa relation avec la MJ / MC / facilitatrice

Ca peut juste être un remerciement pour une partie qui s’est bien passée. Ce peuvent être des remarques sur la façon de mener, par rapport à ce qu’on espérait ou espère pour la prochaine partie. Par exemple récemment, j’ai joué à un jeu PbtA où d’habitude les joueuses sont très libres de faire ce qu’elles veulent. Sauf que là le scénario était écrit à l’avance et la partie avait tout d’une partie traditionnelle, très linéaire. Je l’ai donc fait remarquer.

Sa relation avec les autres joueuses

Encore une fois, cette partie du débriefing peut se manifester sous forme de simples remerciements. Parfois, certaines joueuses nous ont paru particulièrement inspirées, ça peut être agréable de le dire. Il existe un système en jeu pour montrer qu’on aime ce que quelqu’un décrit ou comment il agit : le coeur avec les doigt en partie irl ou un coeur sur un tchat en partie virtuelle. Pourquoi ne pas le redire en fin de partie ?

Sa relation avec son personnage ou l’environnement

On peut être satisfait d’un univers et le dire, surtout si on l’a construit ensemble ou si on a fait des découvertes importantes à son sujet pendant la partie. Sinon, quand je m’attache à certains personnages que je joue, je peux être envahie par le bleed. Parfois ça se voit, parfois je le précise. De plus, j’ai parfois besoin de dire si je suis contente de l’évolution de mon personnage ou si au contraire je me sens un peu coincée avec. Ainsi, dans une partie d’Apocalypse World, après avoir beaucoup joué, mon personnage s’est retrouvé sans rien faire. Je l’ai dit en débriefing car j’étais un peu frustrée et j’avais besoin de chercher des solutions avec le MC.

Son ressenti sur le système / la mécanique de jeu

Je me laisse souvent porter par le jeu, donc c’est un domaine que j’évoque peu en débriefing. Cependant, comme je l’ai constaté à maintes reprises, certaines joueuses ont besoin de dire ce qu’elles pensent du système de jeu, détaillant parfois très précisément les différents éléments de la mécanique du jeu. Ça m’est arrivé une fois de critiquer des actions de base dans un jeu PbtA maison directement à son auteur. Malheureusement, je n’y ai pas beaucoup mis les formes. Ça me servira de leçon pour une prochaine fois.

La façon dont on veut que son personnage évolue (mini épilogue ?)

Il peut être utile de faire un point sur ce qu’on souhaite pour l’évolution de son personnage en campagne. Histoire de prévenir les autres joueuses et la MJ/MC qui pourra peut-être adapter son histoire en fonction. Dans un One Shot, on peut terminer la partie sur un mini épilogue, raconter ce qu’on aimerait que son personnage vive après ce qu’il a traversé pendant la partie. Par exemple, le jeu Mobile Frame Zero : Firebrands de Vincent Baker invite explicitement à le faire.

La MJ/MC/facilitatrice participe aussi au débriefing. Même si en pratique, son rôle peut lui conférer une certaine autorité, elle n’est pas là pour imposer ses idées ou se justifier. De plus, aucune joueuse ne lui doit de débriefing. Elle peut cependant profiter du débriefing à de nombreux niveaux.

 

La MJ / MC/ facilitatrice a aussi besoin d’un débriefing pour …

Livrer son propre ressenti

Parfois, on peut avoir besoin de dire aux joueuses ce qu’on a aimé / moins aimé dans la partie. Je me rappelle avoir dit un jour avec satisfaction à mes joueuses que je les avais trouvées plus actives que la fois d’avant. Je leur ai dit en espérant qu’elles s’inspireraient de leur jeu proactif de cette fois pour la fois d’après.

De plus, en tant que MJ/MC, j’ai besoin d’analyser ma partie pour comprendre ce qui a fonctionné ou pas et éventuellement rectifier le tir aux sessions suivantes. Je le fais rarement à chaud devant les joueuses (de peur de m’exposer, j’avoue), j’attends plutôt d’en parler avec quelqu’un de mon entourage familier des jeux de rôle que je mène. Je me pose toujours énormément de questions sur ma pratique donc ce moment de retour sur la partie est vital pour moi. Surtout en ce moment où je débute à mener des pbta.

Avoir un retour sur sa pratique

Les commentaires des joueuses sont précieux pour améliorer sa pratique, que ce soit sur le gestion du temps de parole, des PNJ, des combats, de l’univers… Une de mes joueuses m’avait un jour donné des conseils particulièrement utiles sur la musique en jeu de rôle. J’avais ensuite classé mes pistes musicales en trois catégories : Normal, menace et combat. L’ambiance de jeu s’en était améliorée.

Connaître les relations entre personnages

Dans le débriefing, on peut revenir sur les relations entre les personnages, qui ne sont pas toujours évidentes en jeu, soit qu’elles ne soient pas bien explicitées, soit qu’elles posent problème. Par exemple, dans une partie d’Hollow Earth Expédition, les personnages avaient des défauts qui rendaient difficiles les interactions entre eux. Les joueuses le rendaient très bien en jeu, mais à la fin des parties, j’avais besoin de savoir si elles le vivaient bien ou pas (De fait, elles le vivaient bien et les conflits entre personnages étaient une source d’amusement pour elles).

Comprendre ce qu’attendent les joueuses :

Comme je l’ai dit plus haut, les attentes des joueuses peuvent faire l’objet d’une partie spécifique du débriefing qui s’avère particulièrement utile pour la MJ/MC. Si des styles de jeu ne s’accordent pas, il faut mieux s’en expliquer et lever le voile dessus. Ainsi, lors de la deuxième partie d’une campagne, la facilitatrice nous a expliqué que sa vision esthétique du jeu ne s’accordait pas avec nos façons plutôt morales d’aborder l’aventure. Nous avons donc dressé un constat d’échec et abandonné la campagne.

Comprendre ce que ressentent les joueuses et les récupérer si certaines se coupent du jeu 

Le ressenti des joueuses est important. La MJ/MC/facilitatrice se sent souvent responsable de la bonne entente des joueuses et de l’ambiance autour de la table (alors que celles-ci dépendent aussi des joueuses). Il faut parfois écouter les doléances de telle joueuse qui ne se sent pas à l’aise pour diverses raisons (style de jeu pas respecté, personnage pas exploité…). Dans une campagne de Warhammer, alors que j’avais une vision plutôt esthétique du jeu en tant que MJ, un de mes joueurs avait une vision clairement tactique. Il a fallu qu’on se mette d’accord sur la façon de gérer les combats, notamment.

Savoir si elle a bien géré les récompenses de jeu (xp, objets…)

Un petit bilan sur les récompenses en jeu n’est pas du luxe. Il m’arrive souvent d’être trop généreuse avec les joueuses sur les points d’expérience ou l’argent de fin de mission quand je suis MJ. A contrario, on m’a déjà reproché de ne pas distribuer assez de points de chance en jeu.

Expliquer certains points du jeu restés dans l’ombre, donner des clés sur les coulisses du jeu :

C’est la petite cerise sur le gâteau de la partie. En tant que MJ ou MC, et si les joueuses le demandent (ce qui est souvent le cas, en tout cas moi j’ai des joueuses très curieuses), on peut expliquer ce que les joueuses ont particulièrement réussi ou raté, comment on a adapté le scénario au cours de la partie, si des révélations du jeu restent dans l’ombre. À une partie d’Apocalypse World, certaines joueuses étaient persuadées que j’avais préparé un scénario. J’ai dû leur expliquer que le jeu m’obligeait à improviser au fur et à mesure, ce qui les a beaucoup surprises.

Maintenant que nous avons exploré la théorie, que diriez-vous d’un peu de pratique ? Ci-dessous, vous trouverez des exemples de débriefing pour la plupart imagés et ludiques, histoire de donner envie à toutes les joueuses de débriefer ensemble.

Exemples non exhaustifs d’ateliers de débriefing :

J’insiste lourdement sur le fait qu’aucune joueuse n’est tenue de participer si elle ne le souhaite pas. Ici comme ailleurs, le consentement est essentiel.

Poser les bonnes questions :

https://www.electro-gn.com/7998-les-5-questions-que-vous-devez-poser-en-debriefing-de-gn

→ Comment vous sentez-vous à la fin de cette partie ?

→ De quoi avez-vous besoin là tout de suite ? De quoi aurez-vous besoin demain ?

→ Voulez-vous partager un moment positif ou négatif, mais mémorable, du jeu avec les autres ?

→ Si vous deviez garder quelque chose de votre personnage, ce serait quoi ?

→ Si vous deviez organiser ce jeu la semaine prochaine, qu’est-ce que vous changeriez ?

Les petits papiers (conçu pour le GN mais peut fonctionner pour le jdr avec des binômes)

https://www.electro-gn.com/267-larevolutiondesworkshops

J’ai été très impressionné par un système de débriefing dont j’ai entendu parler il y a peu de temps, et qui consiste à grouper les joueurs 2 par 2 pour qu’ils notent sur un papier deux ou trois points sur le GN. À la suite de quoi, chaque binôme confronte son bilan à un autre binôme, formant un groupe de 4 joueurs qui rassemblent leurs idées. Le débriefing se prolonge ainsi jusqu’à ce que tout le monde se rassemble. Je trouve l’idée simplement formidable en ceci qu’elle permet, même aux plus introvertis d’exprimer leurs idées à la fin du jeu.”

Quelques exemples d’ateliers ludiques (sélection subjective)

http://www.supportrealteachers.org/debriefing-techniques.html

→ Le ballon de Beach Ball : noter des questions sur chaque section du ballon. Les joueuses qui veulent participer à l’atelier s’envoient la balle et répondent à la question qui est la plus proche d’elles quand elles reçoivent le ballon.

→ Les chiji / cartes d’émotions : Parmi une sélection de cartes, les joueuses en choisissent une qui représente le mieux leurs émotions. Elles partagent ensuite leur carte avec les autres joueuses et expliquent pourquoi elles l’ont choisi.

→ Les boulettes de papier : Chaque joueuse écrit ce qu’elle veut sur un bout de papier à propos d’elle ou du groupe. Ensuite on mélange les bouts de papier. Chaque participante en pioche un et le lit à voix haute.

→ Gros titre : Chaque joueuse élabore un gros titre de journal qui parle du jeu.

→ Liste de compétences : Les joueuses élaborent ensemble une liste de compétences qu’elles ont utilisé pendant le jeu et les écrivent.

→ La rose, les bourgeons et les épines : Chaque joueuse parle d’une expérience qu’elle a aimée (rose), d’un élément du jeu qui va lui rester (bourgeon) et d’un élément du jeu à améliorer (épine).

→ Photo : On demande à chaque joueuse : “Si vous aviez dû prendre une photo à n’importe quel moment du jeu, quelle photo auriez-vous prise et en quoi est-ce représentatif de votre expérience ?”

Le sandwich

Chaque joueuse (si elle le souhaite) dit quelque chose qu’elle a aimé dans la partie puis quelque chose qu’elle a moins aimé puis à nouveau quelque chose qu’elle a aimé. Ça permet de rester dans une dynamique positive.

 

Une possibilité pour désamorcer un éventuel conflit MJ ou MC / joueuses : Confier le débriefing à une des joueuses ou à un tiers qui n’a pas participé à la partie.

Pour aller plus loin :

Mon article fonctionne en miroir avec un autre article sur les briefs en jdr écrit par Matthieu qu’il est génial et que je vous conseille de lire là maintenant tout de suite :

http://www.cestpasdujdr.fr/se-briefer-avant-un-jeu-de-role/

De plus, vous pouvez consulter ces deux articles (en anglais) sur le débriefing de GN, qui a de nombreux points communs avec le débriefing de jeu de rôle :

http://leavingmundania.com/2013/12/01/run-post-larp-debrief/

https://nordiclarp.org/2014/12/08/debrief-returning-to-the-real-world/

Remerciements :

Un grand merci à Matthieu qui m’a poussée à écrire cet article et sans qui je n’aurais jamais trouvé la motivation de le faire. Merci aussi à lui de l’héberger sur son site. Merci également à JC pour son soutien indéfectible et sa capacité à balayer tous mes doutes. Merci à eux deux pour leurs relectures successives.

Merci aussi à ceux qui ont jeté un œil au plan de cet article quand il n’était encore qu’un squelette, en particulier Julien et Khelren. Merci aux membres des Courants Alternatifs pour leurs discussions passionnantes sur le sujet.

 

 

 

5 Comments

  1. Déjà, bravo pour cette belle synthèse sur une pratique nécessaire, et surtout, un grand merci pour les bonnes idées en fin d’article, je n’en aurai probablement pas besoin avec mes rôlistes formidablement velus, mais organisant de nombreuses sessions pour les novices, la plupart pratiquant déjà les jeux de société, ces idées fonctionneront sûrement très bien pour les amener à me dire le fond de leur pensée (on ne se connaît généralement pas avant la partie). Un grand merci!

  2. Merci à toi ! Je suis complètement jaloux que l’article de Macalys décroche son premier commentaire avant mon article sur le Briefing ! 😀

  3. Je me permets de rebondir sur la Patate des Ténèbres : je pense que justement ces conseils de brief et debrief (voir aussi l’article de Matt) peuvent, pour ceux qui le souhaite, avoir toute leur place avec nos groupes de potes/habitués/baroudeurs jidériens.
    Avec un certain Matthieu B. dont je tairais le nom, parce qu’il a trop de consonne, on aime essayer de nouveaux jeux, et même avec les anciens, on aime faire évoluer notre pratique (Mat tu me lances des bananes et des donjons si je me trompes). Et confiant dans le fait d’être sur la même longueur d’onde, d’être ami d’un amour indéfectiblement platonique (même si j’aime bien quand il me frôle), on a fait quelques parties où l’un comme l’autre ressortait frustré : frustré de ne pas avoir pu rentrer dans le jeu, frustré que l’autre n’est pas aimé, frustré de ne pas avoir su dire ses attentes, frustré de ne pas avoir lu les attentes de l’autre… et j’en passe…
    Notre dernière partie après un succin debrief d’après partie à chaud (et pas forcément objectif) et un gros debrief à froid par un échange de pas loin d’une dizaine de long mail, nous ont amené, au même moment, à crier “mais pourquoi on a pas mieux préparé notre partie bordel de gnome !”. Comme quoi, pour dire ça en même temps et pas au même endroit, il faut vraiment qu’on soit proche !
    Bref, je suis persuadé aujourd’hui (et tant que ça tient) que les debriefs et briefs sont, sinon nécessaire, très utiles et même avec les bons copains…
    Mais bon, tout ce que je viens d’écire c’est juste pour que l’article de Macalys est vraiment plus de commentaire que celui de Mat !
    hihihi… je suis vilain !

  4. […] Comme je le disais dans mon article sur l’amélioration, je pense qu’un des meilleurs moyens de faire évoluer ce qui se passe à table c’est de communiquer plus et mieux. Moi, j’ai parfois du mal à dire ce qui ne va pas sans un espace dédié. Sans qu’on me dise « ici, maintenant, c’est le moment. Lache-toi. » Et je pense ne pas être le seul. La preuve : l’ami Matthieu B. vient de sortir une excellente série de deux articles sur le sujet. L’un, écrit par lui-même, propose une voie à suivre pour faire un briefing d’avant-partie. L’autre, écrit par Macalys, offre des pistes de débriefing très intéressantes. […]

Laisser un commentaire